jeudi 9 août 2012

Alexander et Teresa "Rafales"











Alexander et Teresa
Feuilleton été 2012
Episode 06
« Rafales »

Teresa toujours à la Réunion apprend qu’une tempête tropicale menace les Antilles. Avant de s’endormir, elle lit un des poèmes d’Alexander qui rappelle les dégâts causés par l’ouragan dévastateur Hugo.

Rafales


Réveillée par le vent qui hurle sa vaillance
Je mets le nez dehors et mes narines gonflent.
La mer ébouriffée vomit et se dégonfle.
Des cumulonimbus charrient des turbulences.


Sous un ciel armé de violentes rafales
Dans ma petite île embouteillée tout s’entasse.
Sur les flots brouillés, les barques boivent la tasse.
Ma robe déchirée, dans la rue je m’affale.


L’onde tropicale vient de changer de visage ;
Elle frappe avec rage les arbres et les rivages.
Dans l’œil du cyclone, toutes les cases s’angoissent.


A colmater les brèches, tous les secours s’essoufflent :
L’ouragan explose dès lors murs et paroisses.
Les victimes d'Hugo ont retenu leur souffle.



(Alex J. URI
Paris le 13 mai 2012)

Alexander et Teresa "Urgences"








Alexander et Teresa
Feuilleton été 2012.
Episode 05
URGENCES
Teresa est en voyage à la Réunion dans l’Océan indien et se trouve dans le nord et l’ouest de l’île Bourbon. Elle apprend qu’Alexandre a été admis d’urgence dans un hôpital parisien. Une infirmière lui apprend que la femme d’Alexandre, une belle créole est déjà sur place. Teresa ne comprend pas parce qu’Alexander vit seul et il a passé quelques jours avec elle à la Réunion

Mon bien-aimé Alexander,

Tôt ce matin, je viens de parcourir le chemin des Anglais. J'ai effectué là une belle marche car l’itinéraire est en pente dans cette île montagneuse. Beaucoup de randonneurs le pratiquent pour préparer ce qu’on appelle le grand raid. En fin de compte, il s'agit d'un vieux chemin de porteurs à l’époque de l’esclavage.

Je sais que tu es couché dans cette chambre d’hôpital qui te plonge dans la solitude. Je n’entends pas ton cœur qui bat et pourtant je le devine aujourd’hui mais j’ai eu peur, tu sais, quand j’ai appris l’intervention des pompiers dans ton immeuble.

J’ai appris que tu accueillais ta belle créole parfumée des îles, les bras chargés de victuailles. En lui donnant une accolade chargée de désirs, un malaise inattendu te fit tituber. Un moment de panique vite maîtrisé par cet ange des Caraïbes dépêché par une main divine avec l’arrivée des secours.

Aujourd’hui, c’est elle qui regarde ta poitrine couverte d’une forêt de fils et d’électrodes. C’est elle qui voit les perfusions qui t’alimentent. C’est elle qui voit les machines s’affoler quand tu respires.

 J’avais la main sur mon sein gauche quand j’ai lu sur l’écran de mon téléphone le message d’urgence. A ce moment là, juste après mon bain, je m’appliquais une onction d’huile de tiaré autour du mamelon gauche sur lequel tes lèvres aiment s’attarder délicatement les soirs de pleine lune. Je sentis ramper en moi une inquiétude envahissante. Elle allait de mes orteils que souvent tu caresses, à mes cheveux que toujours tu décoiffes dans ton ardeur câline.

Soudain, mon ventre palpita à l’idée que tes mains ne pourraient plus l’effleurer à la lune gibbeuse montante. Prise d’un léger vertige, je m’effondrai sur notre lit encore imprégné de ton odeur insolente. J’offris alors le reste de mon corps perlé de gouttes d’eau au drap esclave de nos désirs sous les Tropiques. Je voulais effacer la distance et le temps pour te prendre dans mes bras.

Dans une autre île volcanique, tu as semé des mots qui ont entaillé des chairs et laissé des sillons dans les cervelles. Alors, une belle négresse priait Notre Dame d’intercéder pour toi, pour que cette éclipse n’assombrît point ta vie.
Moi aussi, mon bien-aimé, je cherchais à me débarrasser de mes angoisses et mes peurs. Moi, je t’ai marqué du sceau de mes baisers. Je t’ai enveloppé de tout mon corps. J’ai toujours chuchoté mes délires, mes désirs et mes plaisirs à tes oreilles.
Teresa,
ta Sapotille.
(Alex J. URI
Paris le 7 mai 2012

Alexander et Teresa " la parole de Dieu"

Alexander et Teresa
Feuilleton été 2012 .
Episode 04
"La parole de Dieu"
Pour des raisons que, pour l’instant, il ne cherche pas à comprendre, Alexander a décidé d’écrire un document après avoir posté sur un réseau social "The preacher...
’s wife", un clip vidéo avec Whitney Houston. Il avait également reçu un message de Teresa qu’il aimait beaucoup mais qui s’ingéniait à lui dire qu’elle ne l’aimait pas. Le 11 février , elle a émis le vœu que Notre Dame Lourdes, honorée ce jour là, puisse le prendre avec sa famille sous manteau. Teresa quitte l’église Saint Pierre et Saint Paul aux Antilles et se souvient de sa rencontre avec Alexander à Paris.
La parole de Dieu


Un jour, je fis une rencontre que je n'arrivais pas à comprendre. J'avais fait le deuil du désir et je m'étais mis au service de Dieu. Ce jour là, il se passa quelque chose entre cet homme et moi, à l'église même et pendant la messe. J'entendis le feu de ses yeux.

En l'espace de 90 jours, Alexander me proposa trois choses que je refusai pour de bonnes ou de mauvaises raisons: une prière, un chapelet, un pèlerinage. Pour ne pas me perdre, il ne fit pas l'amour avec moi, alors qu'il semblait vouloir me dévorer, alors même que je lui en avais offert l'opportunité, c’est vrai une seule fois.

Il parlait parfois avec beaucoup de certitudes sans chercher à démontrer. Je ne lui donnais pas l’impression de m’intéresser aux souffrances dont il voulait me parler. Il voulait me rendre visite pour mettre sa tête sur mon épaule et une fois de plus, je rejetai sa proposition toujours pour de bonnes et de mauvaises raisons.
Alexander ne cessait de me dire qu'il m'adorait et qu'il m'aimait mais moi, fière de ma congruence, je faisais la sourde oreille. Et pourtant, je n'avouais que sur le bout des lèvres que j'étais attaché à lui mais que je n'aimais que celui, le Christ, que j'avais rencontré. Il ne comprenait pas pourquoi mon Amour pour Dieu qu'il partageait absolument pouvait être un obstacle à notre amour à nous.

Il avait bien du mal à comprendre mes refus, alors que je ne cessais de me référer à la parole de Dieu. Je ne rendais pas compte que je lui parlais comme si moi j'étais pure et que lui était bourré d'impuretés. J'avais un discours et un positionnement que je devais défendre à tout prix.

Mes trois refus l'avaient beaucoup affecté et je ne m’en étais pas aperçue. Il me disait " les mots m'échappent parce que je veux pas vous égratigner". Je ne voulais pas accepter que ce que je ressentais pour se révélait plus profond que je ne le pensais. J'avais toujours besoin de tout maîtriser mais lui c'était un conquérant. J'avais peur de moi et pour me protéger de lui, mes propos étaient blessants. Je me contentais de le renvoyer avec ses désirs. Je l'accusais même de m'avoir entraînée dans une forme de luxure. Pourtant sans qu’il intervienne, mon corps se réveillait à distance. Quand je priais, il s’infiltrait dans mes pensées et je l’y associais. Quand il m’envoyait un message d’amour, je ne répondais pas sur le même ton pour le décourager. Il recommençait le lendemain. Selon lui, ma raison avait détourné le message que mon cœur avait écrit. Il m’appelait par mon prénom parce que je l’exigeais. Rien ne le démobilisait. Son amour avait besoin de m’interpeller avec des noms de fruits exotiques ou d'animaux sauvages illustrant  ses  sentiments ou ses sensations..
C’était un enfant gâté. Il osa me dire que je ne priais pas assez pour lui. Cela ne le gênait pas me faire ce type de réclamation comme si j’étais une religieuse à son service. C’est vrai que dans sa jeunesse, elles semblaient lui avoir fait des confidences. Tout le couvent priait pour lui. Elle voyait déjà en lui un prêtre, leur prêtre à elles devant qui elles n’auraient même plus besoin de se confesser. Voilà ce que j’avais en face de moi. Quel capricieux ! A la messe avec moi, il était dissipé. Il n’avait jamais le missel ouvert à la bonne page pour suivre l’office. J’échangeais le mien déjà repéré contre le sien. Il fallait de surcroît lui montrer du doigt à quel ligne se trouvait le chœur. Alors, il se mettait à fredonner un air loin d’être au diapason de l’hymne chanté. Il ne se mettait jamais à genoux au bon moment. Il avait son rythme à lui comme s’il assistait à une autre messe. Il semblait prendre du plaisir à se rendre à l'église avec moi. Cela m'amusait car par ce biais il cherchait à occuper à la fois mon espace et mon esprit.Quand la messe était terminée, il avait un regard de fauve qui prenait le temps de me lécher. J’avoue que je sentais une chaleur qui m’enrobait doucement tout le corps.

Alexander et Teresa "L'alizé et la berceuse"












Alexander et Teresa
Feuilleton été 2012
Episode 03
 « L’alizé et la berceuse »

  « Ma lionne adorée,
Je sais que dans la foule qui accueillait les premiers vacanciers, vous étiez là à l’aéroport. Vous vouliez m'offrir la mangue que vous aviez tout spécialement cueillie pour moi. Elle mûrissait de la chaleur de vos mains moites et mais aussi de vos émotions. Vous étiez en train de la couver pour que, juteuse, elle puisse éclore dans ma bouche.
Vous attendiez avec impatience mon regard qui, d’habitude, vous enflamme. Vous êtes déjà une femme incandescente et j’ai bien peur que cette lave en descente ne me consume et ne me transforme tout mon paysage en cendres. Je ressens déjà la vapeur. De loin, je vois couler les laves. Ce cratère gluant et rougeoyant qui s’ouvrait au ciel comme une orchidée rose, c’est peut–être vous.
Suis-je vraiment digne de votre feu ? Voulez que je me soumette pour que vous m’engloutissiez là même où vous expulsez la vie dans la nuit noire ?
C’est vrai que vos mots m’enlacent mais c’est aussi vrai que vos phrases m’enchaînent, que je suis sous hypnose quand votre voix me rassure.
Je plonge dans un demi-sommeil pour vous faire exister dans mes rêves et vous voir disparaître dans cette réalité qui m’effraie.
Il y a tout qui bouge en moi. Le désir s’impatiente. Ma joue collée à mon oreiller, je sentais vos lèvres gourmandes. Je rabattis ma main gauche sur l’oreiller à plumes pour faire de lui une tête que je m’évertuais à caresser.
J’ai été imprimé de votre regard complice et somptueux. Dans notre échange virtuel, j’ai écouté vos paroles prudentes et vertueuses. Mes réponses s’affichaient rassurantes, paisibles en apparence et au diapason. Alors, mon cœur se mit à battre un peu plus vite, mon corps s’enfiévra doucement et ma peau devint humide. J’ai eu l’impression de subir une transfusion d’une partie de vos organes vers les miens et je vous sentais en moi dans toutes mes terminaisons nerveuses.
Cette nuit, je pouvais faire ce que je voulais de vous, sans peur, sans retenue. C’était une chance pour moi de chercher cette jeune femme timide et désirable qui sommeille encore en vous . C'était aussi une chance pour vous d'être vous contre vous, d'être vous avec moi, d'être vous en moi, comme moi en vous.
Sur mon lit à baldaquin, vous êtes assise dans la position d’un bouddha et nous avons parlé des Cahiers du retour au pays natal d’Aimé Césaire et de ses poèmes Ferrements. Comme Césaire, je dirai que nous pouvons trouver le secret de grandes combustions.
Vous savez, Il fait encore chaud dans la plantation. Venez avec moi sur la véranda. L’alizé coquin passe allègrement sur la berceuse qui nous attend. »

Alexander et Teresa "l'aéroport du Retour-au-Paysnatal"










Alexander et Teresa
Feuilleton de l'été 2012
Episode 02
«  L'aéroport du Retour-au-Paysnatal  »


"Ma Sapotille,

Je suis à l’aéroport Retour-au-Paysnatal. Je tremble à l’idée que vous ne viendriez pas m’accueillir. J’ai pourtant l’impression de voir au loin danser votre silhouette dans une foule colorée qui s’approche et reconnaît déjà les siens. Me voilà partageant des effusions, me voilà objet de sourires et de joies, me voilà à l’écoute de mots pleins de douceur. Respire. Me voilà au contact de lèvres et de joues qui ne m’attendaient pas, me voilà enlacé par des bras qui ne veulent plus me lâcher, me voilà avec épaules devenues mouchoirs pour des larmes si chaudes. Silence. Me voilà dans un choc de poitrines gonflées d’émotions, me voilà collé à un corps que je dois désormais apprivoiser, me voilà retrouvant mes bagages pour aller dans notre maison en tôle. Bonheur.
Je suis envahi par cette chaleur qui, comme vous, m’enveloppe. Je ressens cet air chaud qui me fait transpirer. J’ai l’impression d’être reconnecté à mon nombril enterré quelque part sous le vieux manguier de la dame près du château d’eau. C’est cela retrouver la terre natale, la terre qui m’a nourri pour me faire exister et pour vous irradier.
Mes vibrations s’infiltrent en vous, cheminent avec les vôtres et vous en êtes possédée .Je pense à vous m’agenouillant sur cette terre qui a entendu mon premier cri. Je veux, que ce cri qui est en moi résonne dans votre forêt. Je veux, que cette forêt s’anime de tous les cours d’eau qui explosent à l’embouchure. Je veux, que les cieux s’en mêlent et que les orages et les averses s’apprêtent à rythmer notre rencontre effervescente et folle."

Alexander de Guadeloupe et Teresa de Trinidad











 Alexander de Guadeloupe
 et
Teresa  de Trinidad


Feuilleton de l'été 2012
épisode 01
 « le feu de vos yeux »

J’avais le regard émerveillé car ce qui s’offrait à moi je ne l’attendais pas. J’avais les yeux hébétés car je voyais ce qui m’avait été jusque là entrouvert. Très rapidement, j’ai eu le sentiment que des barrières de protection s’effondraient. Il était clair que Dieu avait sondé nos cœurs et nos reins.

Je l’avais là en face de moi pour lui donner toutes les petites attentions qu’elle refusait mais qu’elle désirait secrètement. Elle était vraiment moulée comme une amphore. Dans ces moments de lucidité, elle avait déjà compris depuis bien longtemps. En effet, nos échanges étaient intenses. Il n’y avait plus aucune illusion à entretenir sur une possible sublimation. La réalité était incontournable. Je n’arrivais et elle n’arrivait pas non plus à résister. Elle n’acceptait pas qu’il s’ agissait là d’une réponse divine et donc inattendue à nos prières respectives. Elle manquait d’amour, cela se sentait et c’était une forme de pauvreté que je venais de découvrir chez elle mais qu’elle avait réussi à camoufler. Ce qui m’attristait, c’est qu’elle avait oublié de s’aimer.

Nos coeurs se mirent à orchestrer un vacarme. J’entendais le souffle de son désir qu’elle voulait contenir mais c’était déjà trop tard. Le sofa avait déjà les empreintes de son corps. Elle avait donc le passeport des lieux pour s’évader avec moi

Je pris ainsi le temps de chuchoter à ses oreilles : « je vous adore mon amour depuis l’instant où  tous deux agenouillés côte à côte dans cette basilique, je n’ai entendu plus que le feu de vos yeux. »
J’avais atteint un ciel que je ne connaissais pas et elle m’apaisa de ses mains larges et feutrées sur mon dos en me ramenant doucement sur sa poitrine. Je venais de m’évader dans ce corps gracieux que mes lèvres n’avaient cessé parcourir. En fait, je ne faisais que retrouver en elle ma copie conforme qu'elle relâchait pendant nos étreintes. Mon ange gardien me précédait car elle emmenait toujours  avec elle. Je ne manquais donc pas les rencontres qu'elle pouvait organiser  avec nos amis du ciel.

samedi 28 juillet 2012

Alkopharm defend la qualité et l'intégrité de ses produits

Alkopharm dans les turbulences. Les malades s'inquiètent pour leur traitement. Alex J. URI interroge les responsables d'Alkopharm. Interview exclusive.
Alex J. URI (AJU): Pourquoi il y a-t-il des ruptures sur des produits reconnus comme inc
ontournables dans le traitement de certaines maladies ?

Alain Bouaziz (A.B) : Il y a eu une décision d’arrêter l’autorisation d’exploitation des Laboratoires ...Genopharm au 21 Avril 2012. Malgré le transfert de l’exploitation au Laboratoire ALKOPHARM, l’agence a souhaité rendre indisponible les produits ( n=27) jugés sans alternative thérapeutique. (Confère décision de l’Afssaps/ ANSM Nov 2011) et a pris la responsabilité de trouver sur le Marché européen des produits similaires ou substituables en lieu et place des produits dont dispose aujourd’hui encore ALKOPHARM.
Pour s’assurer de cette réalité, elle a mis sous séquestre, tous ces produits disponibles et en a donc par conséquence interdit l’accès aux patients.
Elle indique d’autre part que les produits de substitution remplissent pleinement l’alternative thérapeutique au profit des patients.
AJU : L’ANSM, Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé, a révélé, je cite « des dysfonctionnements et écarts à la Réglementation » c'est-à-dire les procédures en cours dans l’industrie pharmaceutique. Ces manquements, seraient-ils de nature à mettre en péril la santé du malade ? Autrement dit, aurait –il été possible pour vous de fournir vos produits tout en étant sous contrôle ?

A.B : Depuis Août 2011 et jusqu’en Février 2012 l’ANSM a opéré plus d’une soixantaine de prélèvements de produits finis aux fins d’analyse auprès de la Direction des Laboratoires et des Contrôles (DLC).
Tous les produits fabriqués ou libérés par ALKOPHARM ont été analysés. Aucun n’a fait l’objet d’un écart concernant les spécifications nécessaires à leur libération pour mise sur le marché.
Les contrôles ainsi ont démontré la conformité aux Dossiers d’AMM et aux spécifications requises. Aucune réclamation de l’Agence n’est intervenue sur ce sujet.
Il est à noter en outre, que concernant le Thiotepa à l’origine des déclenchements de procédures à l’encontre des Laboratoires Genopharm , qu’il a été prouvé que cette dernière n’a jamais fait l’objet d’une quelconque intervention sur la production et leur libération et que sa responsabilité qu’a été au début du mois de juillet mise en cause a été définitivement retirée des conclusions d’une inspection en novembre 2011.
Il est à noter enfin qu’en avril 2011 Swissmédic a réouvert le laboratoire ALKOPHARMA et que le site de la même agence, la fermeture du laboratoire Suisse a été répertorié comme étant réalisé sous la dénonciation de l’ANSM (Confère swissmedic.ch).
Autrement dit, les manquements administratifs qui ont été argués pour la fermeture de l’établissement ne sont en réalité que des arguties administratifs, eu égard à l’aspect qualitatif des produits mis sur le marché et pour lesquels inclus le Thiotepa, l’Agence a garanti par trois fois la qualité et l’intégrité des spécialités pharmaceutiques.

AJU : Pourquoi il y a-t-il autant de médicaments en rupture de stock alors même que sur le plan médical des ordonnances sont délivrées ?

A.B. : Etant donné qu’il n’y a pas d’alternative thérapeutique et que seuls ces médicaments sont aujourd’hui indiqués pour prendre en charge des patients souffrant de ces maladies, il y a donc une distorsion de plus en plus importante entre la quantité importée discontinue d’origines diverses et la régularité des traitements ne pouvant être modifiés pour les patients traités. Cette distorsion est d’autant plus importante qu’à ce jour nous atteignons le quatrième mois de rupture franche

AJU : Quel changement s’opère entre Alkopharm et Genopharm ? Est-ce un changement du type médicament générique ?

A.B. : La Société ALKOPHARM avait pour mission la fabrication exclusive de spécialités pharmaceutiques ; c’était donc un rôle purement industriel.
Genopharm avait un rôle d’information médicale et de distribution de ce même portefeuille pharmaceutique.
Elle avait donc une mission européenne auprès des hôpitaux pour permettre le bon usage de ses spécialités pour le traitement des maladies rares ou orphelines.
En regard des difficultés qui pesaient sur le laboratoire Genopharm et des accusations qui entravaient une vision objective du rôle de chacune des Sociétés et sous la pression expresse de L’AFSSAPS qui souhaitait plus de transparence (on ne sait pas laquelle !!) nous avons fusionné Genopharm et Alkopharm rendant ainsi dans une même société la totalité de l’activité qui était auparavant segmentée.
AJU : Est-ce que vous mesurez l’inquiétude d’un malade qui dispose d’un médicament qui le guérit depuis 20 ans et qui aujourd’hui est inaccessible ? Comment permettre une telle situation dans l’industrie pharmaceutique ?

A.B. : Nous recevons quotidiennement un peu plus de 200 appels de patients et médecins nous indiquant la détresse dans laquelle ils se trouvent depuis la rupture des stocks des produits que nous avions depuis 13 ans l’habitude de mettre sur le marché.
Voila donc 9 mois que nous indiquons aux pouvoirs publics, au Ministre de Tutelle, à ses délégués, à ses substituts, à ses conseillers, les difficultés rencontrées par le corps médical et les patients.
Lorsque nous nous alarmons de cette situation nous sentons fleurir aux coins des lèvres de l’Agence, l’évaluation financière qu’elle semble vouloir nous indiquer et par conséquent nous avons définitivement remisé l’idée d’une éventuelle évaluation thérapeutique par les services du Ministre de la Santé et de ses affiliés au double motif que nous sommes coupables de vouloir faire aboutir une revendication à visée financière par la remise sur le marché des produits suspendus et de nous substituer effrontément à la vision éclairée de l’ANSM qui garantie l’équilibre thérapeutique des patients traités.

AJU : La nouvelle administration a-t-elle été saisie de vos difficultés invraisemblables pour un homme de la rue à la recherche désespérément d’un comprimé qui garantit son traitement et donc sa sécurité ?

A.B. : Nous avons bien évidemment dès la venue de la nouvelle administration, saisi les plus hautes autorités, des difficultés rencontrées par le corps médical. Il ne nous semble pas que cette nouvelle administration puisse évaluer différemment, la situation du fait de la persistance de l’ANSM du même regard porté par des fonctionnaires qui n’ont pas modifié quant à eux leur place.
Paris le 26 juillet 2012
Alex J. Uri est rédacteur en chef à France Télévisions